Stengeforter Neiegkeeten N°119 - Mee 2026
Nombre de téléchargement: 20
Portrait d'Alain Faber
Représentant du LSAP au Conseil communal de Steinfort
Alain Faber, marié et père de deux enfants, vit à Hagen et a travaillé près de quarante ans au Musée national d'histoire naturelle. Titulaire d'un diplôme d'études supérieures en sciences géologiques et minéralogiques, il a rejoint l'équipe du musée en 1983 et est devenu conservateur en paléontologie en 1988. De 2014 à 2022, il a été à la tête du musée, participant activement à de nombreux développements majeurs au Musée national d'histoire naturelle moderne.
Aujourd’hui à la retraite, Alain Faber est cependant loin de se retirer de la vie active. Il s’implique au sein de l’association ÉcoVoisins Stengefort, de l’équipe du Pacte climat et du Pacte nature, de la commission du vivre-ensemble interculturel ainsi que celle de l’environnement et de la mobilité douce. Pendant son temps libre, il reste fidèle à la culture : il découvre des musées, fait de la photographie et aime voyager.
Par conviction politique, il s’engage pour une société où chacun·e trouve sa place, avec accès à un emploi décent, à un logement abordable, à un environnement sain, à une bonne éducation et à des soins médicaux adéquats. Au niveau communal, cela signifie : des emplois dans ou à proximité de la commune, des logements pour les familles les moins favorisées, la préservation des arbres, des espaces verts et des zones protégées, une école de proximité et un hôpital accessible.
Pour lui, une chose est claire : cela ne peut se faire que si la solidarité, l’entraide et une politique axée sur les citoyen·ne·s vont de pair.
Ce mélange de compétences, d’engagement et de valeurs humaines fait d’Alain Faber un interlocuteur intéressant.
Décrivez-vous en quelques mots !
En tant que géologue, j’étais souvent sur le terrain, dans la nature, pour effectuer des relevés ou rechercher des minéraux et des fossiles ; c’est pourquoi la préservation de la nature est extrêmement importante pour moi. Au musée, j’ai également constaté l’impact du changement climatique et de diverses activités humaines sur la faune et la flore, et j’ai attiré l’attention sur la perte de biodiversité.
Je ne me suis lancé que très tardivement en politique, après ma carrière active, avec la volonté de faire bouger les choses. Me contenter d’observer et de me plaindre ne me suffisait pas. Je voulais voir ce qu’il était possible de réaliser en tant que membre actif du conseil communal, en particulier au sein et pour notre commune.
En parallèle au Conseil communal, je consacre le temps de la retraite aux activités que j’avais négligées auparavant. Ces dernières années, ma famille et moi avons entrepris quelques longs voyages afin de découvrir d’autres cultures et traditions. Avec ma femme, nous faisons également des randonnées à vélo à travers le pays et de longues balades pour se ressourcer. Récemment, la photographie s’est rajoutée à mes passe-temps. J’adore photographier les beaux paysages locaux.
Vous avez travaillé au Musée national d'histoire naturelle pendant près de quarante ans. Comment résumeriez-vous cette période en quelques moments marquants ?
J'ai commencé à travailler au musée en 1983. À l'époque, il faisait partie des Musées de l'État et ne comptait que cinq personnes. Le Musée national d'histoire naturelle s'est ensuite développé pour devenir un musée régional de référence, comptant plus de 100 employé·e·s travaillant dans les domaines des sciences biologiques et géologiques, des collections et de la médiation scientifique, notamment à travers des expositions. Ce fut tout simplement motivant et enrichissant de contribuer à façonner et de vivre cette évolution. Les moments marquants ont été l'inauguration du nouveau bâtiment au Grund en 1996 et la rénovation de l'exposition en 2016. De nouvelles pièces de collection, des projets de recherche scientifiquement pertinents et une base de données nationale sur la faune et la flore furent des réalisations importantes pour le musée.
Quelles leçons de votre carrière vous aident aujourd'hui à analyser et à mieux évaluer les décisions politiques ?
Une institution, qu’elle soit étatique ou communale, est au service de la société et de ses citoyen·ne·s ; elle doit leur fournir un service et leur apporter une valeur ajoutée. Il est donc essentiel de définir des objectifs clairs et d’orienter les projets de manière structurée dans ce sens. Si un projet est bien réfléchi, présenté de manière convaincante et réaliste, et conforme aux règles, il obtiendra plus facilement l’adhésion des citoyen·ne·s. La mise en œuvre et le suivi peuvent prendre du temps, mais chaque résultat intermédiaire constitue une étape vers le succès. Il faut savoir ce que l'on veut, ce qui est important pour la population, et mettre en œuvre ensemble les projets qui nous font avancer.
Quelles sont les questions environnementales ou climatiques qui vous tiennent particulièrement à cœur – et pourquoi celles-là précisément ?
Il y a bien sûr un certain nombre de sujets qui m'intéressent davantage et que je comprends mieux, tels que les eaux souterraines, la préservation des ressources, la biodiversité, ainsi que la protection des milieux géologiques et des biotopes. Toutes les questions environnementales et climatiques devraient nous tenir à cœur, car elles sont essentielles pour préserver une certaine qualité de vie demain sur notre planète mise à rude épreuve. Je pense notamment au Earth Overshoot Day (Journée du dépassement mondial), qui survient chaque année de plus en plus tôt. Ces problématiques ont souvent un impact global, mais chacun peut néanmoins apporter sa petite contribution. Nous devons nous attaquer à ces problèmes, car personne d’autre ne cherchera la meilleure solution pour nous.
Avec l'asbl EcoVoisins Stengefort, nous nous efforçons de mettre localement certains accents afin de préserver les ressources et d’initier de nouveaux projets dans le domaine de l'économie circulaire et de l'écologie. Outre le Repair Café, le troc de vêtements et la GiveBox, réalisés avec et en collaboration avec la commune, EcoVoisins propose également des ateliers pour développer de nouveaux projets participatifs.
En tant que président de la commission du vivre-ensemble interculturel : quels défis structurels ou sociétaux percevez-vous actuellement dans notre commune ?
Une des difficultés rencontrées par la commission est que, par ses activités, elle touche déjà certaines personnes, mais jamais ou très rarement d'autres. Beaucoup de gens ne donnent pas suite à nos invitations, par manque de temps, parce que l'information ne leur parvient pas, ou pour bien d'autres raisons. Il reste un défi majeur de rassembler davantage de personnes, en particulier issues d'autres horizons culturels dans nos villages, lors d'événements culturels, sportifs ou autres, et de promouvoir le Vivre-Ensemble au village.
Que signifie concrètement pour vous un « Vivre-Ensemble » qui fonctionne – et comment le ressent-on au quotidien ?
Stengefort, Kleinbettingen, Hagen et Grass sont encore des villages où un vivre-ensemble harmonieux est possible. Un village où l’on connaît encore ses voisins ; où le boulanger a toujours les dernières nouvelles à raconter ; où l’on se parle lorsqu’on se croise ou où l’on sait comment s’entraider. Nous devons préserver et renforcer cette vie de village, car les crises reviendront - de plus en plus souvent et de manière plus grave, et à terme, l'État ne sera plus en mesure de nous soutenir aussi généreusement. Il sera alors d’autant plus important de pouvoir compter sur la solidarité de ses concitoyen·ne·s et profiter d’un vivre-ensemble fonctionnel.
Que peut faire la commune, selon vous, pour que toutes les habitant·e·s se sentent intégrées à la communauté, quels que soient leur âge, origine ou situation de vie ?
Lorsque le vivre-ensemble fonctionne bien, il est plus facile pour les habitant·e·s de se sentir partie intégrante de la communauté. Les différences d’âge, d’origine ou de situation de vie apportent des approches variées et enrichissent la vie collective par cette diversité. La commune peut, à travers différentes initiatives, réunir des citoyen·ne·s de tous horizons (par exemple au Bierger*Haus, à la maison des jeunes, au café des langues, etc.), mettre en avant les avantages du vivre-ensemble interculturel et motiver les citoyen·ne·s à s’impliquer.
Quelle importance accordez-vous à une mobilité douce sûre et attractive dans notre commune ? Et où voyez-vous des possibilités concrètes d'amélioration ?
La mobilité douce est déjà attrayante en soi. Elle est plus saine, car elle nous incite à bouger davantage. Elle permet aussi de se rendre ensemble, par exemple, de la maison à la boulangerie sans perdre de temps à chercher une place de parking, etc.
La sécurité de la mobilité douce dépend en grande partie du respect mutuel entre les différent·e·s usager·ère·s de la route. Même dans une grande métropole, il est possible de circuler en toute sécurité à vélo ou à pied si le respect mutuel est de mise. Si les automobilistes ralentissent aux passages piétons et que tout le monde respecte les règles, alors se déplacer à vélo ou à pied devient sûr.
Dans la commune, les zones limitées à 30 km/h – en particulier dans les centres des villages, aux carrefours, arrêts de bus ou passages piétons – permettent de donner aux usagers le temps pour être attentifs les un·e·s aux autres.
Quelles sont, selon vous, les mesures les plus importantes à prendre pour rendre la commune plus inclusive, plus sûre et, d’une manière générale, plus agréable à vivre ?
Une étape importante vers une commune plus inclusive consiste à renforcer le vivre-ensemble entre tou·te·s les habitant·e·s, afin que chacun·e se sente à l'aise et joue un rôle reconnu dans la vie du village. Être plus inclusif signifie aussi réintégrer les personnes qui se trouvent en marge de la communauté.
En matière de sécurité, il convient de renforcer la collaboration avec la police, d’augmenter les patrouilles et le travail de prévention, et d’encourager les riverains à signaler aux forces de l’ordre toute personne suspecte. Au niveau national, l'accent peut également être mis sur la réduction des inégalités entre riches et pauvres et sur la possibilité pour chacun·e de trouver sa place dans la société, ce qui contribue aussi à davantage de sécurité.
Une commune où il fait bon vivre doit assurer le bon fonctionnement de ses infrastructures comme : centres culturels, écoles, maison citoyenne, piscine, des zones 30 km/h, sentiers pédestres et pistes cyclables, forêts, parcs, etc., et ce non seulement à Steinfort, mais aussi en partie à Hagen, Grass et Kleinbettingen, afin de préserver et de revitaliser la vie des villages.
Comment imaginez-vous la commune idéale de demain – et quels éléments vous tiennent particulièrement à cœur ?
La commune idéale est celle où les habitant·e·s aiment y vivre. Cela signifie : y trouver une offre culturelle et pouvoir y contribuer soi-même ; se retrouver et se détendre au bord de l'étang, sur un banc dans le parc ou en terrasse ; disposer de commerces attractifs accessibles sans voiture ; avoir quelques entreprises offrant des emplois aux habitant·e·s de la commune ; et préserver dans les villages une vie propre avec une épicerie, une boulangerie, un bistrot, un restaurant, une gare ou un arrêt de bus, une école. Entre les villages, la mobilité douce devrait être plus attractive que la circulation automobile, etc.
Chacun·e a sa propre vision de la commune idéale, et chaque citoyen·ne devrait pouvoir la partager afin de travailler ensemble à des solutions qui permettent de rapprocher tou·te·s les concitoyen·ne·s d’une vision idéale et commune pour Steinfort.
Le conseiller Alain Faber en privé
Quels sont les trois objets dont vous ne pourriez pas vous passer chez vous ?
Une chaîne hi-fi, un appareil photo avec un ordinateur portable pour prendre et regarder des photos, ainsi qu'un marteau : pour le géologue sur le terrain et le bricoleur à la maison
Pizza ou jambon, frites et salade ?
Une pizza tonno e cipolla de la Hoener Stuff !
Vélo ou bus ?
J'ai toujours adoré faire du vélo
Journal imprimé ou médias en ligne ?
Un article de presse bien documenté
Arbres fruitiers ou haies ?
Le cerisier, car les cerises sont meilleures quand on les cueille directement sur l'arbre.
Se promener ou rester dans le jardin ?
Faire de la randonnée avec ma femme
Photographie argentique ou numérique ?
Le numérique est plus rapide
Printemps ou automne ?
Printemps
Café des langues ou RepairCafé ?
Le café chez les deux
Questions environnementales ou questions de mobilité douce ?
Ce choix n'existe plus : les deux
*****
STENGEFORTER PERSÉINLECHKEET: JEAN ASSELBORN
Around the world and back and still a European from Steinfort
To describe Jean Asselborn as the most famous son of his hometown is certainly no exaggeration. This long-serving former Foreign Minister is known, at least to those interested in politics, all over the world, and a number of books have therefore been dedicated to him. One notable example is the fascinating biography “Die Tour seines Lebens” by the journalist Michael Merten, which, as one might expect, was written during a cycling trip. The question arises: to what extent has Jean Asselborn put Steinfort on the world map? And what part of this vast world does he bring home with him after nearly a quarter of a century in European and global politics?
An advocate of an open Europe
When you meet Jean Asselborn, you quickly realize what still drives him, more than two years after the end of his term of office: a Europe open to the world, founded on human dignity. During a conversation one morning in late March, the discussion revolved largely around this theme, quite simply because the daily life of this long-serving diplomat remains shaped by this passion, as well as by the fact that he is a recognized expert and a much sought-after speaker on a subject so dear to his heart.
On his desk lies the book “Das ist Krieg” (This is War) by the Polish human rights activist Klementyna Suchanow, winner of the 2026 Dresdner Friedenspreis. The laudatory speech was delivered by Jean Asselborn. The day after our interview, he was also the keynote speaker at the 20th edition of the Petersberger Gespräche on security policy, near Bonn. As part of the same trip, an interview with German television about the populist threat in Europe was also scheduled, so to speak, on the side.
Convictions “made in Steinfort”
Retirement is therefore not on the cards, especially as, before setting off for the Rhineland, a completely different task was on the agenda: cleaning the terrace and mowing the lawn. It is perhaps this blend of passion for politics on the one hand and the simple things of everyday life on the other that characterizes Jean Asselborn, the European from Steinfort. In this light, he traces the roots of his political convictions back to the municipality, even before his 22 years as mayor:
“When I was a local municipal official in the early 1970s, we had around 3,000 residents and an urgent need for labour for local businesses. At the time, it was mainly Portuguese people who came to us; they not only found work here, but also escaped the dictatorship in their own country. We offered these people a future in Steinfort and these new residents in turn contributed to the development of our municipality and our country.”
Cycling, a sporting passion
The theme of inclusion, the integration of long-standing residents and newcomers within a sustainable social model based on human dignity, thus runs like a thread through Jean Asselborn’s life story. Another pillar of his life, which he pursues with the same passion, was added in his mid-forties. At the time, he was looking for a sporting activity to counterbalance his rather sedentary daily life as a politician and discovered a passion for cycling.
This pastime subsequently became a regular feature of the former minister’s leisure time. Before long, he began cycling (almost) every summer along the route linking Luxembourg to the south of France, where, from 2015 onwards, the ascent of Mont Ventoux also became part of the annual programme. This personal “Tour de France” remains on his summer schedule, as do regular rides in the Steinfort area, which he considers excellent terrain for amateur cyclists of all levels.
No borders with neighbouring countries
His ‘territory’ also extends to neighbouring Belgium, where he cycles, for example, from Steinfort to Arlon via Clairefontaine. For someone like him, who, according to his own statistics (he keeps meticulous records), has clocked up 300,000 km since April 2026, such a journey to the neighbouring town is, of course, a mere stroll. This is all the truer given that, for decades now, there have been no more tedious border checks, a fact that Jean Asselborn also appreciated during his car journeys to Brussels back when he was a minister:
“I’ve been to Brussels at least a thousand times and have always been able to travel freely. For us in Steinfort, who live right on the border, Schengen has changed a great deal. Those who, like me, grew up in the era of border barriers appreciate this particularly. But certain political forces want to turn the clock back, which is why it is now more important than ever to fight for an open Europe.”
Fried eggs rather than caviar and truffles
Whether as a staunch European or an ambitious cyclist, when you talk to Jean Asselborn, you quickly realise that this man still has big plans. Idleness is not his forte. Incidentally, cooking has never been Jean Asselborn’s strong point either. Even though, following an appearance on German TV in 2008, he is sometimes portrayed as a gourmet, a claim he denies, however:
“Unfortunately, I can’t cook at all. I’ve been served caviar or truffles on official occasions, but at home with the family, a simple fried egg is enough to make us happy.”
Nevertheless, something has remained from his time on television as an amateur cook: “Johann Lafer has since become a good friend.” Coincidence or not, the famous Austrian chef, who lives in Rhineland-Palatinate, is also regarded as passionate, tireless and down-to-earth.
*****
Stengeforter Veräiner - The Äischdall Alphornbläiser
The Alpine Rockers of Steinfort!
The Äischdall Alphornbläiser are a small, highly committed group whose powerful, resonant sound never fails to attract attention. The traditional sound of the alphorn, usually associated with the mountains, finds an unexpected stage here in the Luxembourgish countryside, enchanting audiences of all ages across the country.
Over the years, the original trio has evolved into a close-knit ensemble driven by joy of playing and a deep love for this instrument. During their rehearsals, the musicians demonstrate great discipline, endurance, and impressive technical control to produce the characteristic, long and warm sound of the alphorn. They play long, traditional wooden instruments, most often outdoors - in nature or at festive events - creating a distinctive and majestic sound.
In recent years, the group has made a name for itself far beyond the region: it performs at local events, birthday festivities and cultural celebrations, thereby contributing to the musical diversity of both our region and the country.
By combining tradition with a refreshing local character, the Alphornbléiser have become a unique and cherished part of our cultural landscape.
To find out a little more about this remarkable association, we asked the Alphornbléiser a few questions. Here are their answers.
How did the idea of forming a musical group around this extraordinary wind instrument came about?
When several people are interested in such a distinctive instrument, the desire to play together quickly takes root, as it’s even more fun in a group.
What challenges does your group face, and what solutions might help?
As all of us are active in other musical groups, we constantly need to coordinate our schedules to find rehearsal times in preparation for our performances.
How could the group reach a new audience and inspire more people to appreciate alphorn music?
We don’t limit ourselves to classical alphorn melodies; we also incorporate elements from all musical genres, particularly through our own compositions. This allows us to show audiences just how versatile an instrument it can be, despite being very primitive and restricted to natural sounds.
Do you follow any particular technique or routine before a performance?
To play the alphorn well, you must be relaxed and fully focused. You need a good musical ear and, above all, endurance.
What has been your most moving / funniest / most extraordinary concert?
We gave a very moving concert in Eschweiler (Wiltz) as part of the ‘Musek verbënnt’ project. You could sense that the audience, in that magnificent church with its exceptional acoustics and atmosphere, was savouring every note.
Where will we be able to hear you next?
We perform several times throughout the year; you can find all upcoming dates on our Facebook page.
Do you have an anecdote about the alphorn that absolutely deserves to be told?
A charming story earned us an article in the New York Times.
We were rehearsing in the old Hobscheid railway tunnel to test the acoustics when a couple, caught in a heavy downpour, entered the tunnel on their bicycles. Intrigued, they stopped to listen and asked us about the alphorn, the wooden instruments and the unusual sounds we were producing.
Once the rain had passed, they continued on their way and we resumed our rehearsal.
A few weeks later, to our astonishment, an article appeared in The New York Times, written by journalist Bruce Weber, who had been travelling through Europe…